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220px-Jacob, Max (1876-1944) - 1934 - Foto Carl van Vechten, Library of Congress
Max Jacob est un poète surréaliste et romancier français de la première moitié du XXe siècle. Conçues dans l'intimité d'Apollinaire et Picasso, la simplicité et la profusion de son vers libre inscrivent irrévocablement la poésie française dans l'art moderne3. Son œuvre d'essayiste et d'épistolier est la source d'un mouvement littéraire qui ne renie pas son héritage symboliste, l'école de Rochefort.

Chantre d'une « littérature cubiste » où l'humour, seule libération possible du dérisoire et du tragique du monde avant tout engagement, la métonymie, l'allitération, le calembour, l'allusion, l'ellipse, l'antithèse démultiplient les masques signifiants, Max Jacob illustre un art poétique où l'art « sans art » tend à s'effacer devant la révélation mystique9, la transfiguration de l'être le plus quotidien et son indicible. Esthéticien du poème en prose qui a beaucoup versifier, il a dépouillé le vers mallarméen de sa préciosité en lui donnant la vigueur de la fantaisie enfantine. Si dans le prolongement de la théorie des correspondances, il a transgressé les disciplines et les genres, en se faisant peintre, librettiste et parolier, il demeure avant tout un écrivain dont la légèreté cache une foi candide3 et anxieuse à l'écoute des mystères occultes.

Né en 1876 à Quimper Corentin dans une famille juive voltairienne et non pratiquante, Max Jacob se convertit en 1915 au catholicisme après avoir eu plusieurs visions tout en continuant à animer l'avant-garde montmartroise et montparnassienne mais à partir de 1936 mène à Saint-Benoît-sur-Loire la vie monacale d'un oblat séculier rattaché à l'abbaye de Fleury. Ses origines juives lui valent, six mois avant la Libération de Paris, d'être arrêté par l'occupant pour être déporté à Auschwitz. Interné par la gendarmerie française au camp de Drancy, il y meurt en cinq jours en mars 1944.

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